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Que comprend vraiment une prestation de création de site web ? Le vrai détail

Vous avez reçu un devis. Un chiffre en gras tout en bas, et entre les deux, une dizaine de lignes qui parlent de « conception », d' »intégration » et de « référencement » sans jamais dire ce que ces mots recouvrent concrètement. Vous signez quand même, parce qu’il faut bien un site, et parce que demander des précisions donne toujours l’impression de passer pour quelqu’un qui n’y connaît rien. Six mois plus tard, vous découvrez que la rédaction des textes n’était pas comprise, que l’hébergement se facture à part, et que la fameuse « maintenance offerte » s’arrête pile au moment où vous en avez besoin.

Ce n’est pas une fatalité. Une création de site web bien menée est un empilement de métiers précis (design, structure, développement, référencement, contenu, technique) et chacun de ces métiers a un coût, un périmètre et une méthode. Le problème n’est pas que les prestataires cachent volontairement des choses. C’est que le vocabulaire du web est devenu tellement générique qu’on peut vendre trois prestations complètement différentes sous l’étiquette « création de site internet », un peu comme on vendrait aussi bien une 2CV qu’une berline sous l’appellation « voiture ».

Voici, poste par poste, ce que comprend réellement une prestation de création de site internet sérieuse, et ce qui, très souvent, ne l’est pas.


Le design et l’identité visuelle : au-delà de la maquette qu’on vous montre

La première chose qu’on vous présente, c’est presque toujours une maquette. Des captures d’écran soignées, des couleurs qui rassurent, une typographie qui fait « pro ». Le problème, c’est que cette maquette ne représente qu’une fraction du travail de design.

Un vrai travail graphique comprend :

  • la définition ou la reprise de votre identité visuelle (logo, palette de couleurs, typographies)
  • la conception de l’ergonomie (où va le regard, dans quel ordre, avec quels boutons d’action)
  • la déclinaison de cette maquette sur mobile et tablette, pas seulement sur grand écran
  • la cohérence graphique entre toutes les pages, y compris celles qu’on ne vous montre jamais en avant vente (mentions légales, page 404, formulaire de contact)

Ce qui distingue un site qui vend d’un site qui existe simplement, c’est justement cette partie invisible : la hiérarchie visuelle qui pousse le visiteur vers le bouton « contact » sans qu’il s’en rende compte. Demandez toujours si le devis inclut la version mobile complète, et pas uniquement le « responsive design » mentionné comme une case cochée dans un tableau.


L’arborescence et la structure du site : la partie qu’on oublie de facturer (et donc de faire)

Avant même de parler de graphisme, un site se construit sur une arborescence, c’est à dire l’organisation logique des pages entre elles. Combien de rubriques ? Quel menu ? Quelles pages mènent à quelles autres ? C’est un travail de réflexion pure, sans une seule ligne de code, et c’est pourtant lui qui décide si votre visiteur trouve l’information en dix secondes ou abandonne au bout de trente.

Beaucoup de devis passent cette étape sous silence, comme si elle allait de soi. Elle ne va pas de soi. Un restaurateur n’a pas besoin de la même arborescence qu’un cabinet de conseil, et un artisan qui vend des prestations sur devis n’a pas besoin d’une boutique en ligne déguisée en vitrine. Une bonne prestation commence toujours par cette phase de cadrage, même courte, avant de passer à l’esthétique.


L’intégration et le développement technique : ce qui fait tourner le site

C’est le cœur technique de la création de site internet : transformer la maquette en pages qui fonctionnent réellement, avec des boutons qui cliquent, des formulaires qui envoient des mails, et un site qui ne s’écroule pas dès que trois personnes le consultent en même temps.

Cette étape comprend le plus souvent :

  • l’installation et le paramétrage du système de gestion de contenu (WordPress, dans la grande majorité des cas pour les TPE et PME)
  • l’intégration graphique de chaque page
  • la mise en place des fonctionnalités demandées (formulaire de contact, galerie photo, module de réservation, avis clients)
  • l’optimisation du temps de chargement, un critère que Google surveille de très près et que vos visiteurs surveillent encore plus

C’est aussi là que se niche une des plus grandes zones d’ombre des devis : le développement de fonctionnalités « sur mesure ». Un simple formulaire de contact et un système de réservation en ligne synchronisé avec votre agenda n’ont strictement rien à voir en termes de complexité, ni de prix. Si votre devis évoque de vagues « fonctionnalités avancées » sans les détailler, demandez la liste précise. C’est souvent là que les rallonges de budget surgissent en cours de projet.


Le référencement naturel (SEO) : la ligne la plus mal comprise de tous les devis

C’est probablement le poste le plus flou, et donc le plus sensible. Le référencement naturel (SEO) se divise en réalité en trois familles bien distinctes, et un devis honnête doit préciser lesquelles il couvre.

Le SEO technique d’abord : la structure du code, la vitesse de chargement, la compatibilité mobile, le fichier sitemap, les redirections. C’est généralement inclus dans la création du site, parce que c’est indissociable du développement lui même.

Le SEO éditorial ensuite : le choix des mots clés pertinents pour votre activité, leur intégration naturelle dans les titres et les textes, la rédaction des balises meta. Ici, tout dépend du prestataire. Certains l’incluent partiellement (les balises, oui, le contenu, non), d’autres pas du tout.

Le SEO de contenu enfin, c’est à dire la production régulière d’articles de blog ou de pages qui alimentent votre visibilité dans le temps. C’est presque toujours une prestation à part, facturée au mois ou à l’article, et c’est normal : un site qui ne publie jamais rien de nouveau finit par stagner sur Google, aussi beau soit il.

La question à poser n’est donc jamais « le SEO est il inclus ? » (la réponse sera toujours oui, dans un sens ou dans un autre) mais « quelle partie du SEO est incluse, et à quelle fréquence continue t on à y travailler après la mise en ligne ? »


La rédaction des contenus : le grand malentendu

Voici une phrase qui revient dans la quasi totalité des projets ratés : « je pensais que vous alliez écrire les textes ». Et pourtant, dans une majorité de devis, la rédaction de contenu n’est pas comprise dans le forfait de base. Elle apparaît en option, parfois sous une ligne discrète intitulée « conseil éditorial » qui ne veut absolument rien dire.

Or, un site sans texte n’existe pas. Vous pouvez avoir la plus belle maquette du Beaujolais, si les pages sont vides ou remplies de généralités sans saveur, Google ne vous positionnera nulle part et vos visiteurs repartiront aussi vite qu’ils sont arrivés. La rédaction demande du temps, une compréhension fine de votre activité, et un minimum de méthode SEO. Ce n’est ni un détail, ni un service que vous pouvez improviser un dimanche soir entre deux services au restaurant.

Avant de signer, demandez explicitement : qui écrit les textes du site ? Vous, le prestataire, ou personne (auquel cas, vous le découvrirez au pire moment) ?


Hébergement, nom de domaine, sécurité : les frais récurrents qu’on découvre après coup

Un site internet, ce n’est pas un objet qu’on achète une fois pour toutes. C’est un service qui vit sur un serveur, quelque part, et qui a besoin d’une adresse pour être trouvé. Trois éléments reviennent chaque année, qu’ils soient inclus dans votre forfait initial ou facturés à part :

  • l’hébergement, c’est à dire l’espace serveur où votre site est stocké et rendu accessible en permanence
  • le nom de domaine, votre adresse sur internet (le fameux « votreentreprise.fr »), qui se loue chaque année et ne s’achète jamais définitivement
  • le certificat de sécurité SSL, qui affiche le petit cadenas dans la barre d’adresse et rassure autant vos visiteurs que Google

Ces trois postes représentent en général entre 100 et 400 euros par an. Ce n’est pas énorme, mais c’est le genre de ligne qu’on découvre trop souvent après la mise en ligne, au moment où le prestataire envoie sa première facture de renouvellement. Un devis clair les mentionne dès le départ, même s’ils sont offerts la première année.


Tests, mise en ligne et formation : la dernière ligne droite (souvent bâclée)

Un site qui fonctionne sur l’ordinateur du développeur n’est pas nécessairement un site qui fonctionne partout. Avant la mise en ligne, une prestation sérieuse comprend une phase de tests : affichage sur différents navigateurs, sur mobile, vérification que chaque formulaire envoie bien un mail, que chaque lien mène à la bonne page.

Vient ensuite la mise en ligne à proprement parler, qui semble anodine mais qui implique de configurer correctement le nom de domaine, les emails professionnels, et parfois de migrer un ancien site sans perdre son référencement existant (les fameuses redirections, encore elles).

Enfin, et c’est probablement l’étape la plus souvent oubliée dans les devis : la formation. Vous allez devoir, un jour, modifier une photo, ajouter un article, changer un numéro de téléphone. Si personne ne vous a montré comment faire, vous vous retrouverez à rappeler votre prestataire pour la moindre virgule, ce qui, avouons le, n’est bon ni pour votre budget ni pour son emploi du temps.


La maintenance après la mise en ligne : le vrai test de la relation

C’est ici que se joue, à mon sens, la différence entre un prestataire qui vous a vendu un site et un prestataire qui vous accompagne. La maintenance recouvre deux réalités qu’il faut bien distinguer.

La maintenance corrective, d’abord : corriger les bugs, les plugins qui se mettent à jour de travers, les failles de sécurité qui apparaissent avec le temps. C’est un travail invisible, mais indispensable, un peu comme la révision annuelle d’une voiture qu’on ne remarque que le jour où on l’a oubliée.

La maintenance évolutive, ensuite : ajouter une page, faire évoluer une fonctionnalité, adapter le site à un nouveau besoin de votre activité. Celle là est presque toujours facturée en supplément, et c’est logique, puisqu’il s’agit de nouveau travail et non d’entretien.

Un devis qui promet une « maintenance offerte » sans en préciser la durée ni le périmètre exact mérite une question simple : offerte pendant combien de temps, et pour couvrir quoi précisément ?


Comment lire un devis sans se faire promener ?

Pour résumer tout ce qui précède en une méthode simple, voici les cinq questions à poser systématiquement avant de signer un devis de création de site internet :

  1. Qui écrit les textes du site, moi ou vous ?
  2. Le référencement inclus concerne t il la technique, le contenu, ou les deux ?
  3. L’hébergement et le nom de domaine sont ils compris la première année, et à quel tarif ensuite ?
  4. Une formation à la prise en main du site est elle prévue, et sous quelle forme ?
  5. La maintenance offerte couvre t elle uniquement les corrections, ou aussi les évolutions ?

Si votre interlocuteur répond avec précision à ces cinq questions sans détour et sans jargon, vous avez probablement affaire à quelqu’un de sérieux. S’il botte en touche ou noie le poisson dans des formules toutes faites, vous avez votre réponse aussi.

Je travaille avec des artisans, des restaurateurs et des indépendants du Beaujolais et de l’agglomération lyonnaise qui, pour la plupart, n’avaient jamais entendu parler de communication externalisée avant de me rencontrer. C’est bien normal, c’est simplement un métier qui reste mal connu en dehors des grandes villes et des grands comptes. Mon travail commence souvent par cette pédagogie là : vous expliquer ce que vous achetez, avant même de vous vendre quoi que ce soit.

Si vous êtes en train de comparer des devis, ou si vous vous demandez simplement pourquoi le vôtre semble si vague, contacte-moi : on prendra le temps de le décortiquer ensemble, ligne par ligne, sans engagement de votre part.

FAQ : vos questions sur la création de site web

Combien coûte en moyenne la création d'un site internet pour une TPE ou un artisan ?

Pour un site vitrine avec une dizaine de pages, comptez généralement entre 750 et 2000 euros selon la complexité du design, le nombre de fonctionnalités et si la rédaction des contenus est incluse ou non. Un site e-commerce ou avec des fonctionnalités sur mesure coûte naturellement davantage.

Est ce que l'hébergement est toujours compris dans le prix de création d'un site ?

Pas systématiquement. Certains prestataires l’offrent la première année puis le facturent ensuite, d’autres le séparent dès le départ. Vérifiez toujours cette ligne avant de signer, et demandez le tarif de renouvellement à l’année 2.

Qui doit rédiger les textes du site, le client ou l'agence ?

Cela dépend entièrement de ce qui est prévu au devis. Beaucoup de prestations n’incluent pas la rédaction, ce qui laisse le client démuni face à des pages blanches. Chez KomKab, la rédaction optimisée pour le référencement fait partie intégrante de l’accompagnement proposé.

Combien de temps faut il pour créer un site internet professionnel ?

Comptez en moyenne deux à trois semaines à partir de la validation du devis pour un site vitrine standard, un peu plus si le projet comprend une refonte complète de l’identité visuelle ou des fonctionnalités spécifiques.

Que se passe t il après la mise en ligne du site, faut il continuer à payer chaque mois ?

Un site a besoin d’un minimum d’entretien technique (mises à jour, sécurité) même sans rien changer visuellement. Ce coût reste modeste dans la plupart des cas, mais il existe. Au delà, tout dépend de votre volonté de faire évoluer le site ou de produire du contenu régulier pour le référencement.

Régis Kumar est fondateur de KomKab, cabinet de communication externalisé basé à Villefranche-sur-Saône. KomKab accompagne les artisans, indépendants et petites entreprises du Beaujolais et de la Calade dans la création de leur site internet, leur référencement local et leur stratégie de contenu.

Vous souhaitez savoir ce que votre site actuel dit (ou ne dit pas) de vous ? Contactez KomKab pour un audit gratuit.

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